Architecture et corps d'état techniques : l'amour impossible ?

Un architecte qui réhausse les faux-plafonds et qui rechigne à agrandir les gaines techniques ?

Un installateur qui doit passer ses tubes parfois au prix de l’esthétique ?

Ça vous dit quelque chose ?


Soulevées en conception ou lors de la réalisation, ces problématiques ne datent pas d’hier. Pour tenir compte des exigences esthétiques architecturales, la créativité des ingénieurs est souvent mise à rude épreuve.


Vous avez déjà entendu que « La technique, c’est bien tant qu’on ne la voit pas. » ?


Pourtant, 71 % des architectes pensent que les agences d’architecture doivent intégrer des ingénieurs à l’horizon 2030, après des économistes de la construction (78 %) et avant des spécialistes en qualité environnementale (70 %) *.

Surprenant ? En réalité, pas vraiment.


Plusieurs facteurs peuvent expliquer ce souhait de diversification.


La complexification des missions confiées aux architectes


Les architectes sont fréquemment en charge de la maîtrise d’œuvre globale des projets. Ils doivent ainsi superviser le bon déroulement des études et travaux des corps d’état architecturaux et techniques. La responsabilité leur revient alors de trouver ou d’approuver les compromis nécessaires.


Plus facile quand les ingénieurs se trouvent dans l’open space, non ?


Même pour assurer la croissance de leur activité, ils se doivent désormais de proposer une approche globale des projets et de compléter leur offre. A titre d’exemple, la loi ELAN mettant fin à l’obligation d’organiser un concours d’architecture pour les bailleurs sociaux, ces derniers pourront se passer de leurs services et faire appel à d’autres maîtres d’œuvre.

En voilà un bon moyen de se défendre !


La préoccupation de la qualité environnementale globale des bâtiments


La décennie est définitivement marquée par une profonde prise de conscience de l’importance de performance énergétique des bâtiments pour la réduction des consommations.


Sans les outils de l’ingénieur, son regard critique et ses retours d’expérience, difficile d’arbitrer sur une épaisseur d’isolant ou d’analyser un cycle de vie.


L'essor des formations d'architecte-ingénieur


Sur les 22 écoles reconnues par l’Etat et l’Ordre des Architectes délivrant le diplôme d’Etat d’architecture, plus d’un tiers proposent le double diplôme ingénierie. On compte parmi elles les ENSA de Paris-La Villette, Nantes, Lyon ou encore Toulouse *.


Les écoles d’ingénieurs le leur rendent bien puisque 12 écoles d’ingénieurs proposent quant à elle le double diplôme architecture, telles que l’Ecole des Ponts ParisTech, Centrale Lyon, l’INSA de Strasbourg ou encore Polytech Marseille.


Enfin, les architectes formés à l’étranger, ailleurs en Europe ou encore en Algérie, ont bien souvent suivi eux aussi des cours d’ingénierie en parallèle.


Alors, on l’enterre cette hache de guerre ?


Retrouvez vos architectes préférés sur Sequallia ! Ceux qui ont déjà intégré des ingénieurs et même ceux qui y pensent. 😊


J'enterre la hache de guerre !


*Sources : Observatoire Architectes, ONISEP

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